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Pèlerins d'Emmaüs, Rembrandt, musée du Louvre

 Les Pèlerins d’Emmaüs, Rembrandt, musée du Louvre.

En préparant la messe de ce jour, je suis tombé sur une homélie du pape Grégoire, qui a piloté l’Église entre 590 et 604. C’était une période troublée par des guerres incessantes entre l’empire romain, qu’on aurait pu qualifier à l’époque de première puissance mondiale, et les peuples dits barbares. Rien à voir, bien sûr, avec notre actualité… Avant d’en venir au beau commentaire de Grégoire sur l’évangile que nous venons d’entendre, je vous propose donc une petite randonnée historique au VIe siècle.

Qui donc est Grégoire ? Avant d’être élu pape, Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la ville de Rome. Pour l’Église, il est, avec Ambroise, Jérôme et Augustin, l’un des quatre grands docteurs de l’Église d’Occident. Il aurait voulu mener une vie de moine, mais, élu pape, il engage une profonde réforme dans l’Église, notamment une réforme liturgique. Pour lui, écrit-il, « une action pastorale efficace doit commencer par la connaissance des destinataires et s’adapter à leur situation ». C’est bien ce que fera le concile Vatican II en demandant, entre autres indications, que la messe soit célébrée dans les langues des peuples.

Grégoire incite beaucoup à la fréquentation de l’Écriture sainte, mais il précise que le chrétien doit tirer de l’Écriture une nourriture quotidienne pour sa vie plus que des connaissances théoriques : « Lorsqu’il s’agit de la Parole de Dieu, comprendre est inutile si cette compréhension ne porte pas à agir. »

Pour lire la suite de l’homélie du P. Bernard Badaud, cliquez sur le pictogramme ci-dessus.