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Les anges gardiens de l'église Saint-Pierre

Marie-Josèphe, Jose et Marguerite, chargés du service de la sacristie de Saint-Pierre.

Ils sont discrets, fidèles et dévoués : ce sont les bénévoles chargés du service de la sacristie. On ne les connaît pas toujours car ils interviennent avant et après les célébrations. Leur mission : veiller aux aspects matériels de la liturgie. Avant la messe, ils ouvrent l’église, allument les éclairages, préparent les objets du culte et l’autel, ouvrent le lectionnaire et le missel à la bonne page, testent les micros, préparent les paniers de quête, allument les cierges … Après la messe, ils rangent les objets liturgiques, déposent la quête en lieu sûr, éteignent les cierges, les lumières, la sono, referment l’église… Autant de petites tâches qui permettent à nos célébrations de se dérouler dans les meilleures conditions.

Ce mois-ci, nous avons choisi de vous présenter quelques figures « historiques » du service de la sacristie de l’église Saint-Pierre-aux-Liens (elles ont toutes passées le cap des 80 ans). Il s’agit de Ginette, Marguerite, Marie-Josèphe et Jose, qui officient depuis de nombreuses années dans cette église à laquelle ils sont très attachés.

Ginette : « Je ferai cela tant que je peux. »
A 94 ans, Ginette a toujours bon pied bon œil. Saint-Pierre est sa paroisse depuis toujours. « Je m’occupe de la sacristie depuis vingt-cinq ans, assure-t-elle. J’ai commencé avec le P. Michel Rose et j’ai continué avec les suivants. » Chacun avait ses préférences auxquelles elle a dû se plier. « Le père Bernard, je voudrais bien qu’on le garde, glisse-t-elle à mi-voix : il nous ouvre l’église tous les matins à 8h et il met lui-même en place les bougies ! » Avant les messes, Ginette prépare les objets liturgiques et les paniers de quête : « Avec l’électronique, c’est devenu compliqué ! » Depuis quelques années, elle a quitté son appartement pour la résidence Jean-Zay : « Ce n’est pas un Ehpad, tient-elle à préciser. C’est très bien, mais je regrette mon quai : je voyais la Saône avec les cygnes, les bateaux… » Pas question pour autant de lâcher la sacristie : « Même si je ne peux pas faire autant de choses qu’autrefois, j’aime bien préparer l’église pour les célébrations. Si je ne viens pas la paroisse, ça me manque. Je ferai cela tant que je peux. » Et qu’elle pourra compter sur José pour la raccompagner en voiture à la résidence.

Marguerite : « Quand je prépare les bouquets, je me sens bien. »
Toujours vive et pimpante, Marguerite est chargée du fleurissement de l’église. Une tradition familiale : « Je suis d’une famille sarde très croyante, raconte-t-elle. Dans notre jardin, il y avait un grand carré de fleurs avec lesquelles ma mère préparait de magnifiques bouquets pour l’église. Je l’ai regardée faire, c’est comme cela que j’ai appris. » Elle aussi a été appelée il y a plus de vingt ans par le P. Michel Rose. Aujourd’hui, les fleurs ne viennent plus du jardin, mais de la fleuriste du quartier. « J’ai un petit budget, que je complète quand je veux me faire plaisir… » Sa fleur préférée ? Le glaïeul, une fleur majestueuse qui lui rappelle la maison de son enfance. Une fois les fleurs achetées, Marguerite regagne l’église : « Quand je prépare les bouquets, je me sens bien, confie-t-elle. Je m’installe dans un coin tranquille et je parle au Seigneur comme à un ami. »

Jose : « Je rends des petits services depuis que je suis à la retraite. »
Originaire du Portugal, José est arrivé en France à la fin des années 1960. Il a travaillé toute sa vie à l’usine Fagor-Brandt située dans le quartier de Gerland jusqu’à la fermeture du site. Après avoir habité Décines et la Croix-Rousse, il s’installe à Vaise en 1991. C’est là qu’il se lie d’amitié avec le P. Michel Rose : « Il parlait un peu le portugais parce qu’il faisait parfois des voyages au Brésil. » Quand il prend sa retraite, en 2007, il propose ses services à la paroisse. Ginette le recrute illico. Il rejoint l’équipe qui assure l’entretien de l’église, veille à la fermeture de l’église, s’occupe des quêtes et des troncs… « Un matin, j’ai surpris un homme qui crochetait un tronc avec un fil de fer ! », se rappelle-t-il, amusé.Aujourd’hui, il prépare ce qu’il faut pour les célébrations avec Ginette et range ensuite. « On s’entend tous très bien, se réjouit-il. On aime se retrouver le dimanche pour assurer notre service. » Une vraie petite fraternité !

Marie-Josèphe : « Je rends des petits services depuis que je suis à la retraite. »
Notaire, fille, petite-fille et arrière-petite-fille de notaire (« depuis le XVe siècle ! »), Marie-Josèphe a conservé de son ancienne profession le sens de la discrétion et du service. « Un notaire, explique-t-elle, connaît l’histoire de la famille, il fait tout pour que les gens s’entendent, trouvent un accord, il donne des conseils gratuitement… » Sa famille s’est installée à Vaise dans les années 1960, quand son père a pris sa retraite. « Il s’est alors beaucoup investi dans la paroisse et dans des œuvres, conformément à une tradition familiale », poursuit-elle. Travaillant beaucoup et finissant tard, Marie-Josèphe reconnait qu’elle ne participait pas beaucoup à la vie paroissiale avant de prendre sa retraite dans les années 2010. C’est le P. Thierry Jacoud qui lui a demandé de rejoindre l’équipe chargée de l’église de Saint-Pierre. Quand celui-ci a lancé le café du vendredi, après la messe du matin, elle lui a dit : « Vous offrez le café, eh bien, moi, j’offrirai les viennoiseries ! » Engagement qu’elle continue à respecter pour le plus grand plaisir des habitués du vendredi.

Vous souhaitez rejoindre le service de la sacristie de l’église Saint-Pierre ou celle de l’église de l’Annonciation, contactez Philippe Talucier par mail.

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