Deux éléments comme invisibles et sans lesquels le visible perd sa vitalité, sa consistance, ou presque. Le sel qui se dissout dans le plat et qui lui donne pourtant sa saveur ; la lumière immatérielle qui se fond au paysage et qui le fait pourtant apparaître et le transfigure, le magnifie.
Au fond, chacun de nous sait cela, et l’expérimente très concrètement. La même réalité avec sel et lumière ou sans. Mon activité professionnelle : lieu d’épanouissement dans des relations de confiance et de justice ou lieu de stress, voire d’angoisse dans des rapports faits de mépris ou de manipulations ; mon couple : lieu de tendresse et de vérité qui est la pierre angulaire de ma vie ou un cauchemar de violence et de dissimulation, de mensonges, de secrets qui me détruisent ; mon réseau d’amitié : terreau fertile de gratuité et de partage, ou désert stérile d’instrumentalisation (un simple carnet d’adresse au cas où…) ou de liens mondains convenus, sans authenticité ; ma vie associative : respiration de mes combats partagés avec d’autres ou terrain de jeu de l’affirmation d’égos démesurés en manque perpétuel de reconnaissance ; ma communauté : un espace d’écoute, de partage de la foi, de la vie, de bienveillance et de joie ou un lieu de passivité, de critiques, d’indifférence.
Pour lire la suite de l’homélie du P. Eric de Nattes, cliquez sur le pictogramme ci-dessus.