Open/Close Menu Paroisse catholique à Lyon

Rencontrer Jésus, c’est prendre le risque d’être « cueilli », si je peux dire, là où ça fait mal ! J’aime la rencontre avec la Samaritaine parce qu’il ne peut y avoir aucune confusion entre guérison physique et le fait d’« être sauvé ». La Samaritaine n’est pas malade. Mais va-t-elle bien ?

Je dis « prendre le risque » parce que les obstacles à la rencontre sont là, et ils sont différents pour chacun de nous. Ici, ils sont nombreux : ils relèvent d’abord du genre (un homme et une femme : les disciples sont surpris de le voir seul avec cette femme) ; ils sont aussi ethniques (un Juif et une Samaritaine : ce n’est pas le grand amour) ; ils sont religieux (nous n’adorons pas Dieu de la même façon et au même endroit) ; ils sont moraux (elle a eu cinq maris, donc cinq répudiations si l’on s’en tient à la norme de la loi de l’époque, et celui avec qui elle vit n’est pas son mari : situation matrimoniale complexe) ; enfin, et c’est bien là que se produira la rencontre, elle semble murée dans un isolement triste, pour ne pas dire aigre. Une femme seule au bord du puits lieu habituellement joyeux de toutes les nouvelles échangées entre femmes ; nous sommes aux alentours de midi quand le soleil tape fort, à l’heure où chacun est chez soi, au frais : est-elle rejetée, n’a-t-elle envie de rencontrer personne ? Ça fait beaucoup ! Vous êtes-vous interrogés sur ce qui peut réellement faire obstacle en vous à une rencontre avec Jésus ? Il y en a. De quelle nature sont-ils ?

Pour lire la suite de l’homélie du P. Eric de Nattes, cliquez sur le pictogramme ci-dessus.