Ce deuxième dimanche de Pâques est consacré à l’accueil de la miséricorde de Dieu. Mais de quoi parle-t-on exactement ? A l’origine, miséricorde vient du mot grec qui désigne les entrailles puis du mot latin qui désigne le cœur. Dire que Dieu est miséricordieux, c’est dire qu’il est comme une mère, un père lorsque leur enfant est en danger : bouleversé, remué au plus profond. Le livre du prophète Osée, au chapitre 11, décrit parfaitement cela. L’amour blessé de Dieu n’abandonne jamais : « Mon cœur se retourne contre moi ; mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon ma colère… Car moi, je suis Dieu, et non pas homme… » Cette miséricorde de Dieu est un modèle pour nous dit Jésus : « Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6, 36). Et saint Jean écrit : « Si quelqu’un ferme ses entrailles au malheureux, l’amour de Dieu ne peut pas demeurer en lui. » (Jn 3, 17)
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(Illustration : L’incrédulité de Thomas, Maestà de Duccio, cathédrale de Sienne © Wikimedia.)