Open/Close Menu Paroisse catholique à Lyon
Le Christ guérit un aveugle - basilique Sant'Appolinare nuovo, Ravenne.

Je suppose et j’espère que si nous venons à la messe, si nous fréquentons la parole de Dieu, si nous lisons les évangiles, c’est essentiellement pour nous approcher de Jésus, le connaître, le comprendre, l’aimer, le « suivre de près », pour parler comme le P. Antoine Chevrier, dont la pensée nous accompagne tout au long de cette année. D’ailleurs, j’en profite pour faire un peu de publicité. Le P. Christian Delorme a rédigé un ouvrage – « Prier quinze jours avec Antoine Chevrier » – qui peut amplement nourrir notre vie de disciples de Jésus pour terminer le Carême. « Disciples de Jésus » : encore une expression chère au P. Chevrier, qui a intitulé son œuvre principale « Le véritable disciple »…

Des disciples de Jésus, il en justement question au début de l’évangile de ce jour : la guérison de l’Aveugle-né. Et, là, les disciples n’ont pas vraiment le beau rôle. Ils se font recadrer par Jésus qui n’apprécie pas qu’ils répètent bêtement les préjugés des bien-pensants au sujet du péché qui serait la cause de la cécité de l’aveugle. Jésus y reviendra à la toute fin de l’épisode en renversant complètement la problématique : ce sont justement ceux qui prétendent y voir clair qui sont enfermés dans le péché. Les disciples s’interrogeaient sur la cause de la cécité, Jésus les oriente vers le but… Il est vain, et même un peu pervers parfois, de se demander le pourquoi des choses. L’important est plutôt d’accueillir ce que telle ou telle situation va permettre de mobiliser pour avancer dans l’accueil du désir de Dieu pour nous : « Ni lui ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. »

Pour lire la suite de l’homélie du P. Bernard Badaud, cliquez sur le pictogramme ci-dessus.